L’essentiel en 30 secondes
- On ne peut pas souscrire une assurance-vie luxembourgeoise en direct : un intermédiaire agréé est obligatoire. Les compagnies luxembourgeoises ne traitent qu’avec des professionnels immatriculés à l’ORIAS.
- Trois canaux : banques privées (souvent captives), family offices (au-delà de 5 à 10 M€), courtiers et cabinets de gestion de patrimoine indépendants capitalistiquement, en architecture ouverte.
- Un vrai spécialiste travaille avec plusieurs assureurs luxembourgeois, affiche son numéro ORIAS et son adhésion à une association agréée AMF, et est transparent sur sa rémunération.
- Le bon intermédiaire se mesure sur quatre lignes du contrat : frais d’entrée négociés, frais de gestion, accès aux fonds dédiés, rédaction de la clause bénéficiaire.
- Le marché s’ouvre dès 50 000 € chez les acteurs digitaux, 100 000 à 250 000 € pour un contrat standard. Chez Althos, l’accompagnement débute à 500 000 €.
Pourquoi passer par un cabinet de gestion de patrimoine est obligatoire
Contrairement à une assurance-vie française souscrite en ligne, un particulier ne peut pas ouvrir un contrat luxembourgeois en direct. Les compagnies grand-ducales distribuent quasi exclusivement via des intermédiaires agréés.
Cet intermédiaire doit être immatriculé à l’ORIAS, le registre français des intermédiaires en assurance, banque et finance, ou inscrit auprès du Commissariat aux Assurances dans d’autres cas. Ce passage obligé n’est pas qu’administratif : il détermine la qualité du conseil, la négociation des frais, l’accès aux fonds dédiés (FID, FAS, FIC) et le suivi dans la durée.
Les quatre rôles d’un courtier
- Sélectionner l’assureur et le contrat adaptés à votre profil parmi plusieurs compagnies.
- Négocier les frais d’entrée et de gestion.
- Monter la gestion : structurer un FID ou un FAS avec la bonne banque dépositaire.
- Assurer le suivi : arbitrages, reporting, clause bénéficiaire, changements de résidence.
Les trois canaux de distribution
| Canal | Pour qui | Caractéristiques |
|---|---|---|
| Banque privée | Clientèle fortunée | Souvent un seul contrat « maison » (captif) ; suivi patrimonial complet ; frais peu négociables. |
| Family office | Grandes fortunes (au-delà de 5 à 10 M€) | Architecture véritablement ouverte ; sur-mesure ; ticket élevé. |
| Courtier / cabinet indépendant capitalistiquement | Accessible dès 100 000 à 250 000 € selon les contrats | Compare plusieurs assureurs sans contrainte capitalistique ; conseil personnalisé ; frais négociés. |
Le piège du courtier « captif »
Certaines banques privées et agents généraux ne proposent que le contrat de leur propre compagnie. Le choix est alors réduit à une seule offre. Un cabinet en architecture ouverte compare plusieurs assureurs et sélectionne selon votre intérêt, pas selon un lien capitalistique.
Comment vérifier qu’un cabinet de gestion de patrimoine est fiable
- Vérifier l’immatriculation ORIAS sur orias.fr à partir du numéro affiché sur le site du cabinet, et contrôler le statut de Conseiller en Investissements Financiers ainsi que l’adhésion à une association agréée par l’AMF (CNCGP, ANACOFI).
- Demander la liste écrite des compagnies avec lesquelles le cabinet a une convention active. Un intermédiaire qui n’en cite qu’une seule n’est pas en architecture ouverte.
- Exiger le document d’information sur la rémunération : frais de souscription, commission sur encours, rétrocessions éventuelles. La transparence sur ce point est la meilleure preuve de la neutralité affichée.
- Vérifier les couvertures obligatoires : responsabilité civile professionnelle et garantie financière.
Les 5 questions à poser avant de signer
- Combien de contrats luxembourgeois ouvrez-vous par an, et quel encours gérez-vous ? Cela mesure l’expérience réelle.
- Avec combien d’assureurs luxembourgeois travaillez-vous, et lesquels ? Une seule réponse possible : une liste nominative.
- Comment êtes-vous rémunéré exactement ? Honoraires, rétrocessions, ou les deux, et sous quelle forme vous est-ce communiqué ?
- Avec quelles banques dépositaires montez-vous les fonds dédiés ?
- Que se passe-t-il si je change de pays de résidence ? Cette question teste la maîtrise de la portabilité.
Sur quoi un cabinet agit-il concrètement ?
Les conditions tarifaires
La structuration de la gestion
Le choix entre gestion libre, FIC, FID et FAS n’est pas neutre : il détermine votre accès aux supports, le niveau de frais et la banque dépositaire retenue. Ce montage relève du conseil, pas de la souscription.
La clause bénéficiaire
C’est la ligne la plus lourde de conséquences et la plus souvent laissée en standard. Démembrement, clause à options, adaptation au pays de résidence : elle se rédige en fonction de votre situation familiale et patrimoniale.
Le suivi dans la durée
Althos, cabinet spécialisé en assurance-vie luxembourgeoise
Althos Patrimoine est un cabinet de gestion de patrimoine détenu par ses associés et indépendant capitalistiquement de tout groupe bancaire ou assureur, fondé en 2009 par Bertrand Tourmente et basé à Paris. Il est immatriculé à l’ORIAS sous le numéro 11059284 en qualité de courtier en assurance, de conseiller en investissements financiers et d’intermédiaire en opérations de banque et services de paiement, et adhère à la CNCGP, association agréée par l’AMF. Il est également titulaire de la carte professionnelle CPI portant les mentions « Transactions sur immeubles et fonds de commerce » et « Gestion immobilière », et dispose d’une garantie financière souscrite auprès de MMA-COVEA Risks. Le cabinet accompagne une clientèle privée et des chefs d’entreprise à partir de 500 000 € d’actifs.
Au 31 aout 2026, Althos conseille environ 1 milliard d’euros d’actifs, dont 600 millions logés en assurance-vie luxembourgeoise. Cette proportion, près des deux tiers de l’encours conseillé, traduit une spécialisation réelle sur ce contrat, et non une ligne parmi d’autres dans une offre généraliste.
L’équipe est dirigée par Bertrand Tourmente, gérant fondateur, titulaire du DU d’Ingénierie Patrimoniale du Chef d’Entreprise de l’AUREP et intervenant régulier sur BFM Business. Elodie Rouault, associée, lauréate des Trophées de la Gestion de Patrimoine 2023 dans la catégorie Professions Indépendantes, intervient sur la fiscalité, la transmission et l’ingénierie patrimoniale. Maxime Defasy, directeur des investissements et associé, pilote l’allocation d’actifs et la sélection des supports.
Althos travaille en architecture ouverte : aucune compagnie n’est liée capitalistiquement au cabinet, et la sélection se fait contrat par contrat selon la situation du souscripteur. Le cabinet dispose de conventions actives et d’encours significatifs auprès de trois compagnies luxembourgeoises (Wealins, Generali Luxembourg et Allianz Life Luxembourg) et peut ouvrir une convention avec d’autres compagnies lorsque le profil du client le justifie.
Althos monte les fonds dédiés (FID et FAS) avec quatre banques dépositaires : Quintet Private Bank, Société Générale Luxembourg, Swissquote et la Banque Internationale à Luxembourg (BIL). Le choix de la banque n’est pas neutre : toutes ne traitent pas les mêmes classes d’actifs, et le suivi des titres non cotés comme la gestion des appels de capitaux en font partie. C’est un critère de sélection au même titre que la tarification.
Comment Althos est rémunéré
Deux modes de rémunération coexistent, selon la nature de la mission. Soit des honoraires : 1 200 € HT pour la réalisation de l’étude patrimoniale, et 1 200 € HT par an au titre de l’accompagnement juridique et fiscal. Soit une rémunération par les commissions et rétrocessions versées par les établissements promoteurs des produits souscrits, sans honoraires.
Le point qui compte est ailleurs. L’ensemble des commissions et rétrocessions perçues, directement ou indirectement, est déduit de la rémunération fixée dans la lettre de mission. Il n’y a donc pas de double rémunération : ce que le cabinet perçoit des établissements vient en diminution de ce qu’il facture, et non en supplément.
Le barème est dégressif et communiqué par écrit avant toute souscription. Les frais de versement s’élèvent à 1 % et tombent à 0 % au-delà d’un million d’euros d’encours conseillés ; il en va de même pour les frais d’arbitrage et de passage d’ordre. Les rétrocessions récurrentes suivent des paliers : 0,95 % par an jusqu’à 2,5 M€ confiés, 0,85 % entre 2,5 et 7,5 M€, 0,75 % entre 7,5 et 15 M€, 0,60 % entre 15 et 50 M€, et 0,50 % au-delà.
Enfin, un contrôle est prévu tous les trois ans : la rémunération réellement perçue est comparée à celle prévue par la lettre de mission. En cas de trop-perçu, l’excédent est restitué au client sous forme d’avoir ou de paiement ; en cas de moins-perçu, le reliquat est appelé sous forme d’honoraires.
Le conseil en investissements financiers est fourni de manière non indépendante au sens de la directive MIF2, ce qui autorise le cabinet à conserver les rétrocessions perçues. C’est précisément pourquoi elles sont déduites de la rémunération facturée.
Foire aux questions
Peut-on souscrire une assurance-vie luxembourgeoise sans passer par un cabinet ?
Non. Les compagnies luxembourgeoises n’ouvrent pas de contrat en direct à un particulier. Le passage par un intermédiaire agréé, immatriculé à l’ORIAS ou inscrit auprès du Commissariat aux Assurances, est nécessaire.
Combien coûte le recours à un cabinet de gestion de patrimoine ?
Vérifiez son immatriculation ORIAS, demandez la liste nominative des assureurs luxembourgeois avec lesquels il a une convention active, et exigez le détail de sa rémunération. Un cabinet qui refuse l’une des trois n’est pas celui qu’il prétend être.
Un cabinet indépendant est-il préférable à une banque privée ?
Cela dépend de votre situation. La banque privée offre un suivi global mais souvent un seul contrat « maison » et des frais peu négociables. Un cabinet indépendant capitalistiquement compare plusieurs assureurs en architecture ouverte et négocie les frais, ce qui convient à la majorité des profils.
Quel est le montant minimum pour ouvrir une assurance-vie luxembourgeoise ?
Le marché s’ouvre dès 50 000 € chez les acteurs digitaux, et se situe entre 100 000 et 250 000 € pour un contrat standard, certaines compagnies exigeant davantage. Mais accessibilité n’est pas pertinence : en dessous de 500 000 €, un bon contrat français aux frais réduits fait souvent aussi bien. C’est le seuil à partir duquel Althos accompagne.
Peut-on changer de cabinet après avoir ouvert un contrat ?
Oui. Un simple ordre de remplacement suffit à désigner un nouveau courtier : l’opération est gratuite, sans incidence fiscale, et conserve l’antériorité du contrat. Vous ne changez ni de contrat ni d’assureur, seulement d’interlocuteur. En revanche, changer d’assureur impose un rachat et la perte de l’antériorité fiscale.
Sources
ORIAS — Registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance
Commissariat aux Assurances (CAA)
CNCGP — association agréée par l’AMF
Comment savoir si un cabinet est vraiment spécialiste du Luxembourg ?